A écouter votre pharmacien mais aussi Éric, votre pote du travail, ou bien encore votre oncle Jean-Paul : “pour arrêter de fumer, le patch anti tabac (comprenez les patchs à la nicotine) c’est E-SSEN-TIEL”.

Mouai … Du coup certains fumeurs ne se posent pas la question et dès qu’ils veulent arrêter la cigarette, foncent directement chez leur pharmacien. D’autres, à l’inverse, se disent que leur oncle Jean-Luc n’a jamais rien compris à rien, qu’ils n’en ont pas besoin, eux, et mettent leur arrêt en danger.

Alors que faire ?

 

1 – Il n’y a pas que le patch anti tabac dans la vie

 

Quand on vous dit substituts nicotiniques, vous vous dites : patch. Vous vous dites parfois pastilles, spray … ok. Mais vous vous dites surtout patch. Et vous avez raison ! C’est vrai qu’ils sont très efficaces et qu’ils ont aidé et aident encore aujourd’hui énormément de personnes à arrêter de fumer. On dit même que les chances d’arrêt réussi sont multipliées par 2 grâce à eux.

Mais il y aussi un autre outil qui joue le rôle de substitut nicotinique : la cigarette électronique. Si vous nous lisez régulièrement, vous savez qu’on l’aime cette cigarette électronique.

Déjà parce qu’elle est infiniment moins dangereuse pour la santé que la cigarette :

  • fini le monoxyde de carbone qui cause des maladies cardiovasculaires
  • finis tous les composés chimiques toxiques et/ou cancérigènes (ex ammoniac, cadmium, polonium etc) qui causent des cancers et autres joyeusetés
  • Pour toutes les infos, lisez notre interview du Professeur Dautzenberg

Mais aussi parce qu’en plus de vous permettre de doser votre nicotine et de la réduire petit à petit (comme avec les patchs), elle vous permet d’arrêter par étapes d’abord la nicotine, ensuite le geste et les habitudes.

Parce que soyons sincères, le patch anti tabac a quand même un côté très radical ! Du jour au lendemain, finis les “café / clope”, les “apéro / clope”, les “je t’attends à la sortie du métro / clope” ou les “oh tiens ma mère qui m’appelle / clope”.

Seul hic avec la e-cigarette : garder en tête qu’elle ne doit être qu’un passage vers l’arrêt définitif et se préparer à devoir l’arrêter un jour. Parce qu’être accro à quelque chose, ça reste quand même très chiant.

 

2 – Les substituts nicotiniques, c’est pas automatique

 

Soyons clairs, la plupart d’entre vous est accro à la nicotine. Les “moi je fume parce que ça me fait plaisir et je peux m’arrêter demain” sont rares et créent généralement pas mal d’envieux ! On peut même avouer que, souvent, on ne les croit pas 🙂

Pour autant ces personnes existent, si si on vous jure. C’est le cas des petits fumeurs, ceux qui allument une cigarette en soirée ou après un bon repas et qui n’ont pas un tempérament addict.

Pour les autres en revanche, c’est une autre affaire.

Vous connaissez le test de Fagerström ? Il est vieux comme le monde mais il vous dit assez bien où vous en êtes de votre dépendance physique et à quel point il vous est recommandé d’arrêter progressivement la nicotine.

 

Si vous êtes curieux, faîtes le point maintenant ! 

 

Combien de temps après votre réveil fumez-vous votre première cigarette ?
– Dans les 5 premières minutes (3 points)
– Entre 6 et 30 minutes (2 points)
– Entre 31 et 60 minutes (1 point)
– Après 60 minutes (0 point)

Trouvez-vous difficile de vous abstenir de fumer dans les endroits où c’est interdit ?
– Oui (1 point)
– Non (0 point)

À quelle cigarette de la journée renonceriez-vous le plus difficilement ?
– La première le matin (1 point)
– N’importe quelle autre (0 point)

Combien de cigarettes fumez-vous par jour en moyenne ?
– 10 ou moins (0 point)
– 11 à 20 (1 point)
– 21 à 30 (2 points)
– 31 ou plus (3 points)

Fumez-vous à un rythme plus soutenu le matin que l’après-midi ?
– Oui (1 point)
– Non (0 point)

Fumez-vous lorsque vous êtes malade, au point de devoir rester au lit presque toute la journée ?
– Oui (1 point)
– Non (0 point)


Résultats :

Entre 0 et 2 : vous n’êtes pas accro à la nicotine. Waouh c’est vous !!
Entre 3 et 4 : vous n’êtes pas trop dépendant à la nicotine. Vous pouvez vous passer des substituts.
Entre 5 et 6 : vous êtes dépendant à la nicotine … Ce serait dommage de ne pas utiliser de substituts, vous allez vous compliquer la tâche inutilement.
Entre 7 et 10 : vous êtes très dépendant à la nicotine. Un conseil : ne faites pas l’impasse sur les substituts nicotiniques !