J’ai toujours eu le souffle court. Toujours. Je me souviens des cours de sport au collège où il fallait faire des tours de stade pendant 20 pauvres minutes qui me semblaient une éternité … parce que j’attendais sur le bord de la piste. Je n’avais même pas réussi à faire un tour. Au bout de quelques minutes j’étais tellement essoufflée, j’avais tellement mal à la cage thoracique, que le prof de sport, systématiquement, me disait de m’arrêter. Je me disais que c’était comme ça. Que mon corps ne voulait pas que je coure. J’avais pourtant fait des examens et a priori je n’avais rien : pas de souffle au cœur, pas de surpoids, non. Rien …

 

En réalité, mon environnement ne m’aidait pas

Il était un peu enfumé …

Par moi déjà : à 13 ans je devais déjà fumer 2 ou 3 cigarettes par jour … Et puis par ma famille. Ma maison était complétement infectée par la fumée de tabac et les résidus toxiques des cigarettes que mes parents fumaient à longueur de journée.

Mais moi je ne faisais pas le lien. J’avais toujours été enfumée, j’avais toujours manqué de souffle. “C’était comme ça”.

Heureusement aujourd’hui nous avons beaucoup plus conscience du tabagisme passif et rares sont ceux qui fument chez eux devant leurs enfants.

Il n’empêche que moi, j’ai grandi dans un bain de fumée : maison, voiture, bureau, à table, au restaurant, partout, tout le temps. Et pour arranger ça, cerise sur le gâteau, je suis devenue, au fil du temps, une très grosse fumeuse.

Autant vous dire, que je ne courais pas derrière les bus !

 

Et puis un jour j’ai arrêté de fumer

Il y a 8 ans. Mais je n’ai pas retenté la course à pied pour autant. Ça n’était pas fait pour moi, vous vous souvenez ? Mon corps tout ça …

Enfin jusqu’à l’été dernier.

J’étais dans un petit coin paradisiaque de Bretagne avec une grande grande très grande plage et des baskets dans la valise (je pars toujours en vacances avec des baskets … d’ici que l’esprit saint du sport fasse son apparition. Oui, je sais : je suis bizarre 😎).

Et bien ne rigolez pas trop parce qu’il est venu … Oui. D’un coup comme ça, l’envie est apparue, alors j’ai vite enfilé mes chaussures, fait ma plus belle queue de cheval et je suis allée courir sur la plage. Et …

 

J’ai couru …

5mn, 10mn, 15mn ! Pas une once d’essoufflement. Enfin un peu … mais eh je revenais de loin. Là c’était de la promenade ! Rien à voir avec ce souffle court douloureux que j’avais toujours connu.

Au bout d’une trentaine de minutes, je me suis arrêtée. Pas parce que je n’en pouvais plus mais parce que j’avais fait l’aller-retour. Et surtout parce que j’étais vraiment trop impatiente d’aller raconter ça à ma famille.

 

Moralité : mon souffle court n’était pas une fatalité !

On pourrait croire que l’arrêt du tabac se vit sur une durée déterminée. Enfin moi c’est ce que je croyais. Ma vie de fumeuse me paraissait très lointaine, de plus en plus et je ne remarquais plus d’amélioration.

Alors qu’en fait, pendant ces 7 années sans cigarettes, mes petits poumons étaient en train de se nettoyer sans relâche, ils se décrassaient, se purifiaient pour enfin retrouver leurs capacités normales. Celles que j’aurais toujours dues avoir.

Bon une fois rentrée à Paris, j’ai rangé mes baskets. Faut pas pousser oh. Mais elles sont bien rangées … au cas où l’esprit saint reviendrait 😂

 


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