Oui moi aussi, avant de créer le Déclic Anti Clope, j’étais fumeuse. Alors pourquoi est-ce que je ne vous raconterais pas mon histoire d’amour avec la cigarette ? Parce que oui, c’était vraiment une histoire d’amour … avant que je ne la quitte.

 

L’amour au 1e regard

J’ai toujours connu la cigarette. Mes parents fumaient énormément : à la maison, dans la voiture (mon dieu, les trajets en voiture … Dans tous les cas tu en sortais malade : à cause de la fumée de cigarette ou à cause de la fenêtre ouverte), pendant le repas, bref partout et tout le temps …

Je me revois tirer sur la cigarette que ma mère me demandait d’aller écraser pour elle. Je devais avoir 6 ans. C’était tellement intriguant … Ça faisait partie de la vie des grands, c’était interdit et ça faisait une si jolie fumée blanche … Beaucoup trop intriguant pour que je résiste à la tentation.

 

Des débuts hésitants

Quand j’avais 11 ans, j’étais chez ma meilleure amie et nous avons décidé qu‘il était temps d’essayer de fumer.

Nous sommes allées acheter un petit paquet de 10 de Marlboro Lights, nous nous sommes installées devant le miroir et nous avons allumé notre 1e cigarette.

Waouh. En effet ça en jetait. Mais c’était tellement mauvais ! Impossible d’avaler la fumée … Alors on a inventé des techniques : tu tires, tu dis “oh j’ai oublié le pain”, tu tousses et tu recommences. À force tu verras, on va y arriver !

Vous n’avez pas vécu ça vous aussi ? On a tous fait ça, non ? On a tous trouvé notre 1e cigarette horriblement mauvaise mais on a insisté, on s’est forcés … Dingue.

 

Hello routine

Au début on fumait une cigarette par ci par là. Et puis j’ai commencé à en prendre une systématiquement à la sortie des cours. Et puis avant de me coucher, scotchée à la fenêtre de ma chambre pour que mes parents ne sentent pas le tabac froid le lendemain matin (enfin avec ce qu’ils fumaient, je me faisais du soucis pour rien).

Ensuite, le stress des études est arrivé et cette cigarette est devenue une sorte de doudou réconfortant, relaxant … La cigarette a commencé à faire partie intégrante de ma vie. Au petit déjeuner avec mon café et puis sur le chemin du métro, et puis avant de rentrer dans l’école et puis aux pauses et puis et puis et puis … tout le temps. Lentement mais sûrement je suis devenue complètement accro à la cigarette.

Surtout que chez moi comme je vous le disais, ça fumait sec. Donc une fois que j’ai été officiellement “grillée”, la cigarette a été invitée à la maison. Qu’aurait bien pu dire ma mère ?!

A 20 ans je fumais un bon paquet de cigarettes par jour.

 

Le doute s’installe

A 25 ans, j’ai reçu le coup de téléphone d’une très grande agence de communication qui recherchait un chef de projet pour travailler sur un budget “international, 360°, beaucoup de moyens, mais je ne peux pas te dire le nom du client avant le rendez-vous”. Moi je sautais de joie.

Le jour J, la description du poste était incroyable. Il fallait relancer une marque de cigarettes à l’international. Ça promettait d’être sexy, premium, fun, bien payé et méga instructif. J’ai foncé.

L’annonce n’avait pas menti. C’est vrai que je me suis éclatée. Seulement moi qui n’avais pas conscience de ce qu’il y avait de mal dans le tabac, je l’ai compris au fur et à mesure. En voyant l’envers du décor. Avec des petites phrases étranges entendues au détour d’une réunion : “Comment voulez vous que l’on mette la liste de tous les composés chimiques sur un paquet de cigarette ?? C’est impossible !”. Ou bien en réalisant qu’aucun de mes clients ne fumaient et entendre un type dire “On ne fume pas cette merde, on la vend”.

Bref, mon histoire d’amour avec la cigarette commençait à battre de l’aile. Petit problème de confiance …

 

Le déclic !

Ma grand-mère était aussi une grosse fumeuse mais de cigarettes ultra lights. Sans doute pensait-elle qu’elles seraient moins dangereuses ?

Un matin de 2008, elle avait 85 ans et elle s’est mise à cracher du sang 😱 Verdict : cancer du poumon à un stade très avancé. Les médecins ont estimé que les traitement auraient peu de chance d’aboutir et seraient trop durs à encaisser à son âge. Moralité on l’a vue partir lentement et violemment en 6 mois.

Moi qui étais dans une relation établie avec la cigarette, j’ai réalisé que le chemin qui se dessinait devant moi n’était pas très gai et que je risquais de mourir de cette façon en continuant de fumer. J’ai décidé qu’il en était hors de question.

Un mois après sa mort j’écrasais ma dernière cigarette et comme vous le voyez, c’est un peu devenu mon combat d’aider les autres à y parvenir 😄

 


 

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Vous voulez en savoir plus sur moi ? Lisez l’interview réalisée par Axel du site Dernière Cigarette ici