Le 1e janvier 2026, j’ai fêté mes 3 ans sans alcool 🎉 Après 2 ans et demi sans une goutte d’alcool, j’avoue avoir craqué à quelques reprises lors des 4 derniers mois pour en arriver à la conclusion que j’allais repartir sur une vie sans alcool à 100%. Pourquoi ? Venez, je vous raconte.
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Les bénéfices incroyables de 3 ans sans alcool
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Vous ne pouvez pas imaginer à quel point la vie sans alcool m’apporte de la joie. Oui de la joie, de la vraie, des shoots de bonheur. Je marche dans la rue et une odeur, un rayon de soleil, une pensée m’égaient. C’est nouveau. Si je fais le compte, j’ai quotidiennement beaucoup plus de pensées positives que de pensées négatives. Je me qualifiais d’anxieuse, aujourd’hui je suis une personne zen et calme.
Vous allez me dire : comment être sûre que ce changement est dû à ces 3 ans sans alcool ? Vous avez raison, les événements sont rarement mono-factoriels. Pour être honnête, il faut tout regarder. Oui il y a eu d’autres changements. Un déménagement dans un quartier et un appartement que j’adore. Par la même occasion, j’ai quitté des voisins qui généraient en moi beaucoup de stress. J’ai aussi décidé de reprendre toute mon activité en main et d’arrêter de déléguer, avec pour conséquence une plus grande sensation de maîtrise et un gain financier conséquent. J’ai commencé un partenariat avec Tabac Info Service que j’ai vécu comme une consécration de mes 10 années passées à faire de la prévention du tabac dans mon coin. Au niveau perso, j’ai des enfants qui s’autonomisent et une crise d’ado qui a été “domptée”. Donc oui ça fait beaucoup de changements positifs.
Pour autant je maintiens que cette “positive attitude” est liée à l’arrêt de l’alcool. Ou plutôt, au fait que j’aie cessé de perturber la chimie de mon cerveau. Je sens cette joie dans mon corps. Elle n’est pas une pensée positive, elle est un bien-être physique total. De la dopamine en shoot.
Ce qui est étrange, c’est que je ressens ces bulles de joie beaucoup plus souvent que ces dernières années déjà passées sans alcool. On sait que le cerveau met un certain temps à se reprogrammer. Concernant la production de dopamine, on parle généralement de 3 mois. Force est de constater que pour moi, le processus a été plus long. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas aimé mes premières années sans alcool, j’avais déjà de nombreux bénéfices. En témoignent les articles que j’ai écrits sur le sujet : Pourquoi j’ai décidé d’arrêter l’alcool, 100 jours sans alcool, mon bilan, etc.
Non ce que je veux dire c’est que les bénéfices vont crescendo et je pense comprendre pourquoi …
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J’ai pourtant craqué une poignée de fois
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Comme je vous le disais j’ai craqué quelques fois depuis la rentrée scolaire 2025. Parce que nouvel appartement dit invitations et champagne et que j’ai voulu voir où j’en étais après presque 3 ans sans alcool.
Premiers constats : je trouve le champagne vraiment très bon et c’est vrai que la version sans alcool n’a rien à voir avec le version alcoolisée. C’est une autre expérience gustative. Concernant le vin, j’ai été assez déçue. Je n’ai craqué que pour de très bons vins et à chaque fois, j’ai été sous le charme du nez mais très déçue par le goût que je trouvais fade. Je ne vous parle pas du vin sans alcool que je trouve immonde, quelque soit la marque. Je n’ai pas pris d’autres alcool. Ceci étant posé, continuons l’analyse.
Je n’ai plus de problème de soif à étancher. Oui parce que c’est ce que j’ai réalisé. J’avais un problème avec l’alcool même si je ne voulais pas me l’avouer. Déjà ma vie tournait pas mal autour de ça : soirée copains 👉 apéro, mauvaise journée 👉 apéro, resto 👉 apéro. Mais surtout – et c’est là le problème – c’est que j’avais un problème de contrôle. Quand je commençais je me faisais embarquer par une petite voix dans ma tête qui me disait toujours d’en avoir plus. Moralité, je passais mes soirées entre amis à raisonner cette petite voix pour ne pas finir saoule plutôt que de profiter d’eux. Je n’ai plus ça. Un verre me suffit et je repasse au sans alcool sans problème.
Les conséquences d’un seul verre d’alcool sont directes et sans appel : l’anxiété et l’humeur dépressive. Pendant les 2 ou 3 jours qui suivent la prise d’un verre d’alcool je vis systématiquement un enfer. Je trouve la vie nulle, fade, grise, sans intérêt … C’est un contraste colossal avec ce que je ressens le reste du temps. Rappelez-vous : la joie, les shoots de bonheur. Là, plus rien. C’est le vide. Je me replonge dans ma vie d’avant avec mes vagues de désespoir que je ne comprenais pas. C’est horrible et ça ne vaut carrément pas le coup.
Donc je ré-arrête totalement l’alcool.
Oui finis les verres par-ci par-là. A part peut-être pour tremper mes lèvres dans un verre de cru sensationnel … mais bon même ça bof. Ma santé mentale, ma joie de vivre et ces moments de gratitude sont bien trop précieux pour que je les gâche.
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Est-ce que ma vie après 3 ans sans alcool est différente et m’a-t-elle changée ?
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Après 3 ans sans alcool, ça n’est pas à proprement parler ma vie qui est différente. C’est la connexion que j’entretiens avec moi. Mon vrai moi. Pas la Alice qui veut aller bien, coûte que coûte, et qui va s’apaiser à coup d’IPA. Ni la Alice qui veut être aimée et qui pour ça va boire comme un homme, pour être à l’aise et pour faire rire.
La Alice d’aujourd’hui ne se trahit plus. L’image qui me vient à l’esprit c’est celle de 2 frères. Un grand et un petit qui, loin des regards jouent ensemble, s’aiment et passent du bon temps. Mais le grand frère, dès qu’il est en groupe avec d’autres personnes de son âge, délaisse le petit, l’exclut voire se moque de lui. C’est la même chose que j’avais le sentiment de faire avec l’alcool. Le petit frère étant mon corps, ma santé physique et mentale. Aujourd’hui quand quelque chose ne va pas bien, je ne fuis pas avec de l’alcool ou autre chose. Je me confronte. J’essaie de comprendre ce qui se joue dehors et surtout ce qui se joue dedans. Quel événement, quelle parole, quelle action a généré cet état émotionnel désagréable ? Qu’est-ce que cela dit de moi, de qui je suis, de mes valeurs, de mes attentes ? Ma météo interne n’est plus le petit frère chouineur embarrassant qu’on veut faire taire, c’est le petit frère que l’on veut consoler, comprendre, protéger. Et ça change vraiment tout.
J’écoutais récemment une interview du philosophe Frédéric Lenoir qui allait dans ce sens et qui expliquait que le bonheur commence par la connaissance de soi. Car si on ne se connait pas, on ne peut pas savoir ce qui nous fait profondément du bien. On continue de s’adapter au monde qui nous entoure, aux autres, aux normes et on vit à côté de nous. En buvant de l’alcool c’est ce que l’on fait. En s’enivrant d’abord, on se déconnecte des autres mais aussi de soi. Mais sans aller forcément jusqu’à l’ivresse, en buvant on déconnecte de ses problèmes, de ses émotions, de ses interrogations, de ce qui nous fait nous. Et on s’empêche de se poser sur ce qui pourrait nous permettre d’avancer.
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Si je ressens autant de joie aujourd’hui c’est – je pense – parce qu’il m’a fallu ces 3 années sans alcool pour comprendre tout cela et fonctionner avec authenticité. Cela demande du courage à plusieurs titres. D’abord parce que le regard des autres reste parfois pesant. Mais aussi parce que se regarder droit dans les yeux et être dans le rouleau de la vague, ça n’est jamais agréable. Mais plus le temps passe, plus le rouleau est court et gentil.
Alors est-ce que ma vie a changé ? Oui, elle est beaucoup plus stable, beaucoup plus calme, bien plus lumineuse. Certes je n’ai plus le chaos de ma vie rock’n’roll d’avant mais je n’en ai plus besoin pour m’amuser et je n’ai jamais autant kiffé mes concerts chéris et dansé !
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Tout ça est bien sérieux vous allez me dire. Certains boivent un verre de temps en temps et ne se sentent pas à côté de leurs pompes. Peut-être. Mais moi – je crois que je peux le dire aujourd’hui – je reviens de loin. Et je pense sincèrement que certaines personnes croyant ne pas être concernées sont dans le déni et j’espère que mon témoignage les éclairera. Et puis il y a peut-être ceux qui hésitent, qui savent au fond d’eux qu’une pause leur fond du bien. A ceux-là je dis : foncez sur le Dry January. C’est socialement accepté, personne ne vous questionnera et ce sera sans doute le début d’une reconnexion 🙂
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Si, vous aussi, vous vous interrogez sur votre consommation d’alcool, que vous avez envie d’aller vers plus de modération ou de sobriété 👉 RDV sur ma page calendly pour prendre rdv avec moi et que nous discutions de votre projet.


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