Vous ne pensiez pas que la pollution s’arrêtait à vos poumons et aux narines de vos voisins quand même ? Du type : le nuage de Tchernobyl qui a fait un petit détour pour ne pas passer sur la France 🙂 Eh non, malheureusement, l’industrie du tabac a aussi une action néfaste sur notre environnement et œuvre tous les jours un peu plus pour détruire notre planète …

On vous explique comment.

 

L’industrie du tabac nous pompe l’air

On vous avait déjà appris que l’industrie du tabac était en grande partie responsable de la déforestation mondiale. (Relire notre article : [Cop21] Quand tabac rime avec déforestation).

Pour rappel, cf vos lointains (ou pas) cours de bio au collège, ce sont les arbres qui transforment le CO2 dans l’air ambiant en oxygène. C’est pour ça que l’on dit que l’Amazonie est le poumon de notre planète. En déforestant donc, l’industrie du tabac empêche la “purification”, le “retraitement” de l’air. Et qui dit trop de CO2 dans l’air, dit réchauffement climatique.

On estime que l’industrie du tabac, rien qu’avec cette déforestation (c’est-à-dire sans compter le CO2 généré par la fabrication des cigarettes dans les usines, sans compter le CO2 émis par le transport de ces cigarettes, etc) émet 28 millions de tonnes équivalent carbone (de CO2) chaque année*. Pour vous donner une idée, la France en 2014 émettait 733 millions de tonnes**. Ce qui veut dire que l’industrie du tabac, juste avec la déforestation qu’elle réalise, représente 4% de l’émission de CO2 français. Chapeau.

 

L’industrie du tabac pollue notre air

Si vous avez lu notre article Produits chimiques et cigarette : qui sont les vrais méchants, vous savez que la fumée de cigarette est bourrée de produits chimiques toxiques (environ 4.800). Parmi eux : le monoxyde de carbone, l’acrylonitrile, le cadmium, le benzopyrène, le méthane, les oxydes d’azote. Tous sont de gros polluants environnementaux. Et certains, comme le benzopyrène, ont la particularité de ne pas se décomposer. Ils restent dans l’atmosphère et s’accumulent. Youpi !

Robert Proctor (l’auteur de Golden Holocaust) dit que la fumée de cigarette est la forme de pollution la plus létale dans la majorité des villes européennes.

 

Elle nous asphyxie quoi  !

Pour que vous compreniez ce que cela représente, Robert Proctor (encore), nous révèle que si les cigarettes disparaissaient des États-Unis, la planète en retirerait un bénéfice carbone équivalent au retrait de la circulation de près de 4 millions de véhicules … Cela représente 10% du parc automobile français (38,5 millions de voitures immatriculées au 1e janvier 2015 – Source Wikipédia).

 

Décidément, vraiment, non franchement ! C’est des chouettes gars vous trouvez pas ?!

 

* source e-RSE.net

** source Planetoscope.com