Il y a 8 ans (déjà !! waouh fierté !) j’ai éteint ma dernière cigarette. J’étais sacrément accro. Je fumais au minimum un paquet par jour et comme je sortais très souvent, j’atteignais régulièrement le paquet et demi. La cigarette, ma petite cigarette, était très importante pour moi. Elle était ma copine, ma béquille et j’en allumais une dès que j’en avais l’occasion. Donc le jour où finalement j’ai décidé de la quitter, il était inenvisageable de le faire seule.

 

Un arrêt brutal, un déclic, un réflexe

Le jour où j’ai finalement (enfin !) pris la décision d’arrêter de fumer, après avoir juré avant de me coucher la veille que le lendemain j’arrêtais et après avoir fumé 3 cigarettes dans la première demi-heure après mon lever 😱, j’ai couru à la pharmacie.

La pharmacienne m’a demandé combien de cigarettes je fumais et elle m’a donné la dose la plus forte. J’ai collé illico mon 1e patch et je suis partie travailler. Je ne le savais pas encore, mais c’était ma 1e journée de non-fumeuse (si allez presque ! en oubliant les 3 du matins 🙂 ).

C’était tellement un “déclic” que je ne me souviens même plus de la date. C’était en mars 2009 je crois …

 

Mon ami le patch à la nicotine

Je l’ai aimé ce patch à la nicotine. Sans lui je crois que je n’aurai pas réussi mon arrêt.

Quand j’avais des envies irrésistibles de fumer, je me raisonnais et je me disais que je ne pouvais pas avoir besoin d’une cigarette, que c’était dans ma tête, puisque j’avais ma dose.

Quand j’avais un petit coup de mou, que j’étais face à un moment où j’aurais, d’habitude, pris une cigarette, je touchais mon patch comme pour m’assurer qu’il était bien collé. Ça m’apaisait.

Alors évidemment le patch n’a pas tout fait. Derrière il y avait la furieuse envie de me libérer de la cigarette et la conscience qu’une seule cigarette me ferait tout recommencer (c’est ce qui m’était arrivé avant et je n’allais pas retomber dans la piège de la cigarette de la soirée entre amis, oh non).

Et surtout j’ai été patiente.

 

Patience et longueur de temps

Font plus que force ni que rage comme disait Lafontaine. C’était clairement mon attitude.

Je n’étais pas pressée d’arrêter mon sevrage. Au contraire, je savais que ça me déstabiliserait de l’arrêter trop tôt et que ça mettrait en danger mon arrêt.

Alors je suis restée le plus longtemps possible à chaque niveau et même plus longtemps que prévu pour le dernier. En tout, j’ai du garder mes patchs 5 mois.

Me résoudre à arrêter les patchs, c’était un peu comme jeter le vieux T-Shirt pourri de votre ex, vous voyez ? Le truc qui sert à rien mais qui vous rassure. Seulement bon. Quand vraiment c’est fini, il faut se résoudre à couper le cordon. Bref. J’appréhendais. Alors je gardais mon tout petit patch deux jours au lieu d’un et même qu’à la fin fin fin, je le coupais en deux. Autant dire que je n’avais plus du tout de nicotine et que ce patch ne me servait vraiment plus à rien … Sans compter que c’est peut-être un peu dangereux de couper un patch ?? 🤔

J’ai un peu honte de vous raconter ça aujourd’hui parce que je me rends compte que c’était un peu ridicule … Mais je m’en fiche ! Ce que je voulais c’était me défaire de la cigarette pour la vie et j’y suis arrivée.

Alors c’est ça que je veux vous dire aujourd’hui : qu’importe vos petits rituels. S’ils vous rassurent et qu’ils vous permettent d’oublier la cigarette, allez-y foncez !

Vous en rirez dans 8 ans 😉


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